À l'occasion de sa conférence SOA & Application Development and Integration Summit 2010 qui se tenait les 14 et 15 juin derniers à Londres, le cabinet d'analyses Gartner a fait un point sur les applications disponibles à la demande ou Software as a Service (SaaS) en anglais. En 2009, les outils SaaS ont représenté 3,4 % des ventes mondiales de logiciels contre 2,8 % en 2008. Cette modeste progression se traduira par un chiffre d'affaires global proche de neuf milliards de dollars en 2010. L'essentiel des locations de logiciels concerne la gestion de contenus web, le travail collaboratif, la communication et la gestion de la relation client (CRM). Ces quatre domaines concentraient 65 % des clients en 2009.
Au-delà de cette synthèse quantitative, David Cearley, vice président de Gartner, a rappelé que "l
a majorité des mauvaises pratiques liées aux logiciels traditionnels risquent d'être reproduites avec les logiciels à la demande". Le meilleur exemple est la sur-réservation de licences utilisateurs. Selon Gartner, 90 % des logiciels SaaS ne seraient pas facturés en fonction de leur utilisation réelle. "C
'est un comble pour des logiciels à la demande !" note David Cearley. L'étude du Gartner souligne que ces mauvaises pratiques sont plus fréquentes dans les très grandes organisations, mais qu'elles peuvent survenir dans n'importe quelle entreprise. Le cabinet donne donc quatre conseils à ses clients pour éviter de se retrouver dans ce genre de situation.
1. Évaluer la valeur ajoutée du SaaSL'architecture SaaS n'est pas la panacée. Elle limite les coûts et difficultés liés au déploiement et propose un meilleur retour sur investissement (ROI) pour des applications simples et peu intégrées sur une échelle d'évaluation de court à moyen terme. En revanche, sur le long terme et pour des applications nécessitant un haut degré d'intégration, l'approche SaaS est moins bien adaptée financièrement mais également d'un point de vue technique.
2. Gouverner les applications SaaS aussiCe n'est pas parce qu'elles n'appartiennent pas en propre à l'entreprise, qu'il ne faut pas les gérer dans le temps. Les DSI doivent donc intégrer ces applications dans leur programme de gouvernance au même titre que les logiciels classiques ou les développements maison, estime le Gartner.
3. Évaluer précisément les fournisseursTous les éditeurs affirment aujourd'hui disposer d'une expertise SaaS. C'est pourtant loin d'être la réalité. Plutôt que de faire bêtement confiance aux éditeurs, les DSI devraient les évaluer tant d'un point de vue financier, que juridique et technique. Mais en ont-ils les moyens et surtout l'envie ?
4. Mettre en place un plan d'intégration avec le SIL'intégration avec le reste du système d'information représente la principale difficulté technique. Il faut donc prévoir, dès le début du projet, un plan d'intégration continue qui permettra de s'assurer que l'application reste correctement connectée au système d'information, quelle que soit son évolution. Par exemple, un logiciel de CRM en mode SaaS doit être connecté en permanence à l'ERP de l'entreprise et à ses évolutions, notamment en cas de fusion-acquisition.
Source : Indexel.net - 16/06/2010 - Alain Bastidehttp://www.indexel.net/actualites/quatre-conseils-pour-reussir-le-saas-3128.html